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Qui est Ada Lovelace

Ada Lovelace, une pionnière en quête de sens

Ada Lovelace (1815–1852) a grandi dans une société victorienne qui ne destinait pas les femmes aux sciences. Pourtant, son parcours singulier, entre rigueur mathématique et imagination poétique, l'a conduite à devenir la première programmeuse de l'histoire.

écrit par Khaoula aidée par ChatGPT, le 20 octobre 2025

Portrait peint d'Ada Lovelace.
Portrait d'Ada Lovelace par Margaret Sarah Carpenter, 1836

Une Jeunesse Scientifique

Née à Londres le 10 décembre 1815, Ada Lovelace grandit sous l’influence de sa mère, Lady Anne Milbanke, qui lui impose une éducation stricte en mathématiques et en logique. Cela l’éloigne des influences romantiques de son père, le poète Lord Byron. Ada développe une passion pour les chiffres et les idées abstraites, qu’elle décrit comme une “science poétique”.

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La Rencontre avec Charles Babbage

À 17 ans, Ada rencontre Charles Babbage, inventeur de la machine à différences. Cette rencontre marque le début d'une collaboration intellectuelle décisive. Ada devient la première à entrevoir l'idée de programmation informatique, notamment grâce à ses travaux sur la machine analytique, un concept de machine universelle capable de manipuler des symboles. Elle est également influencée par des figures comme Mary Somerville, une pionnière des sciences, avec qui elle échange des idées.

Portrait daguerréotype d'Ada Lovelace.
Ada Lovelace, daguerréotype par Antoine Claudet vers 1843.

Un Héritage Visionnaire

Malgré une mort prématurée à 36 ans, Ada Lovelace laisse un héritage essentiel dans le domaine des sciences et de l'informatique. Ses travaux tombent dans l'oubli pendant un siècle avant d'être redécouverts dans les années 1950, affirmant son rôle de pionnière.

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Le premier programme

En 1843, Ada Lovelace rédige ce qui est aujourd'hui considéré comme le premier algorithme informatique. Une découverte visionnaire, née d'une intuition mathématique et d'une collaboration avec Charles Babbage autour de la machine analytique.

écrit par Khaoula aidée par ChatGPT, le 20 octobre 2025

photo de la machine analytique de Charles Babbage.
Machine analytique de Charles Babbage, 1840

Un Héritage Visionnaire

En 1843, Ada Lovelace rédige ce qui est aujourd'hui reconnu comme le premier algorithme informatique, en traduisant un article du mathématicien italien Luigi Menabrea sur la machine analytique de Charles Babbage. Lors de cette traduction, Ada ajoute sept annotations, qui triplent la taille du texte original, et présentent une idée révolutionnaire : une série d'instructions permettant à la machine de calculer les nombres de Bernoulli.

Photo des notes d'Ada Lovelace sur la machine analytique.
« Programme » de calcul des nombres de Bernoulli d'Ada Lovelace (1843).

Le premier algorithme informatique

Ce programme est le premier à être conçu pour être exécuté par une machine. Ada anticipe déjà le potentiel des machines à aller bien au-delà des simples calculs : elle imagine qu’elles pourraient un jour composer de la musique, manipuler des lettres ou des images, une vision prophétique de l'informatique moderne.

Son raisonnement, appelé l'objection de Lovelace, souligne une limite essentielle de l'intelligence artificielle : une machine ne peut créer de nouvelles relations analytiques par elle-même, elle ne fait que suivre des instructions. Cette réflexion est toujours au cœur des débats sur l'IA.

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Hommage a Ada Lovelace par Google Doodle le 10 décembre 2012
Hommage a Ada Lovelace par Google Doodle le 10 décembre 2012

Un Héritage Durable

Les notes d'Ada Lovelace sont redécouvertes en 1953, et influencent la création du langage de programmation Ada Lovelace par le département de la Défense américain en 1979. Aujourd'hui, ses travaux sont considérés comme les fondements de la programmation, introduisant des concepts clés comme les boucles, les conditionnelles et la logique symbolique.

Ada Lovelace est reconnue comme la première programmeuse, mais son histoire fait aussi écho à un phénomène plus large : l'invisibilisation des femmes dans les sciences et technologies, un phénomène que la chercheuse Isabelle Collet qualifie des « oubliées du numérique ».

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